Les études d'infirmier en trois ans : comment c'est organisé
On imagine souvent des études très théoriques, ou au contraire une formation « sur le tas ». La réalité est entre les deux : la moitié du temps en cours, l'autre moitié en stage.
Six semestres, un diplôme
La formation dure trois ans, découpés en six semestres, comme une licence universitaire. À la fin, on obtient le diplôme d'État d'infirmier, qui donne aussi le grade de licence. C'est ce diplôme qui permet d'exercer, après l'inscription à l'Ordre national des infirmiers.
Au total, la formation représente environ 4 200 heures. La moitié se passe à l'institut et à l'université, l'autre moitié en stage, sur le terrain.
Ce qu'on apprend en cours
Les enseignements couvrent beaucoup de terrain, et c'est ce qui surprend en première année. On y trouve :
- les sciences biologiques et médicales : anatomie, physiologie, maladies, médicaments ;
- les sciences humaines : psychologie, sociologie, éthique, droit de la santé ;
- les sciences et techniques infirmières : le raisonnement clinique, les soins, la relation avec le patient, l'éducation à la santé ;
- des outils : l'anglais, l'informatique, l'initiation à la recherche.
Les cours alternent cours magistraux, souvent en amphi ou en vidéo, travaux dirigés en petits groupes, et travaux pratiques en salle de simulation, où l'on apprend les gestes sur des mannequins avant de les faire en stage.
La place des stages
Chaque semestre comprend une période de stage, de quelques semaines à plusieurs mois. Sur les trois ans, vous passerez par des terrains très différents : soins de courte durée à l'hôpital, soins de longue durée, psychiatrie, soins à domicile ou en lieu de vie. L'idée est de voir toutes les facettes du métier avant de choisir.
En stage, vous êtes encadré par un tuteur et par les infirmiers du service. Vos compétences sont évaluées dans un portfolio, un document qui vous suit pendant toute la formation et où l'on note ce que vous savez faire. L'article sur le premier stage donne des conseils pour bien démarrer.
Comment on est évalué
Il n'y a pas un grand examen final, mais une évaluation continue. Chaque semestre, des partiels valident les enseignements, et les stages sont validés à part. Il faut réussir les deux pour avancer.
Les évaluations prennent des formes variées : questions écrites, études de situation, exposés, travaux de groupe, analyses de pratique. Les rattrapages existent, mais mieux vaut ne pas compter dessus : le rythme ne laisse pas beaucoup de place pour rattraper un semestre raté. Nos conseils pour réviser ses partiels aident à garder la tête hors de l'eau.
Le mémoire de fin d'études
En troisième année, chaque étudiant prépare un mémoire. On part d'une situation vécue en stage qui a posé question, on cherche ce qu'en disent les auteurs et les études, on interroge des professionnels, puis on rédige et on soutient devant un jury.
C'est souvent la partie la plus redoutée, et pourtant l'une des plus formatrices. Elle apprend à prendre du recul sur sa pratique, une compétence qui sert toute la carrière. Le secret, comme souvent : commencer tôt et avancer un peu chaque semaine.
Une semaine type
Il n'y en a pas vraiment, et c'est déroutant au début. Une semaine de cours ressemble à une semaine de fac, avec des journées de 9 h à 17 h environ et du travail personnel le soir. Une semaine de stage, en revanche, suit les horaires du service : début à 6 h 45, fin à 21 h, parfois des nuits ou des week-ends.
Passer de l'un à l'autre demande de l'organisation. Gardez un agenda unique pour tout : cours, stages, rendus, vie perso. Et protégez votre sommeil, qui sera votre meilleur allié pendant trois ans.
Sources officielles
Article d'information générale, mis à jour en octobre 2026. Il ne remplace pas les consignes de votre institut de formation ni l'avis d'un professionnel de santé.