Premier stage infirmier : ce qu'on aurait aimé savoir avant
La tunique est un peu raide, on ne connaît ni les lieux ni les visages, et on a peur de mal faire. C'est normal. Voici ce qui aide vraiment à bien démarrer son premier stage.
Avant le premier jour
Renseignez-vous sur le service. Quel type de patients ? Quelles pathologies reviennent souvent ? Une heure de lecture la veille suffit pour ne pas être perdu au premier mot de vocabulaire.
Préparez vos objectifs de stage. L'institut vous demandera de les formuler. Restez concret : « réaliser une toilette complète en respectant la pudeur du patient », « participer aux transmissions orales ». Des objectifs précis rassurent l'équipe et facilitent votre évaluation.
Contactez le service si on vous le conseille, pour connaître l'heure d'arrivée, la personne à demander et le vestiaire. Une arrivée sans surprise, c'est déjà moins de stress.
Pensez au pratique : chaussures confortables et lavables, un petit carnet de poche, un stylo à quatre couleurs, une montre avec trotteuse, et de quoi manger.
Le premier jour
Arrivez en avance. Présentez-vous à tout le monde, y compris aux aides-soignants et aux agents : ce sont eux qui vous apprendront le plus de choses pratiques dans les premiers jours.
On vous fera probablement visiter le service, présenter le matériel et les dossiers. Notez tout. Personne ne s'attend à ce que vous reteniez les codes des portes et l'emplacement de chaque chose dès le matin.
Les transmissions, ce moment clé
Les transmissions, c'est le passage de relais entre deux équipes. On y parle de chaque patient : son état, ce qui a été fait, ce qui reste à faire. Au début, ça va très vite et on ne comprend pas la moitié des abréviations.
Gardez votre carnet ouvert et notez les mots inconnus pour les chercher plus tard. Au bout d'une semaine, vous suivrez ; au bout de trois, on vous demandera de présenter vous-même un patient.
Oser poser des questions
C'est le conseil qui revient chez tous les étudiants qui ont terminé leur formation : demandez. Un geste que vous n'avez jamais fait, une prescription que vous ne comprenez pas, un patient qui vous inquiète. Une question n'est jamais bête en stage : c'est le doute non exprimé qui est dangereux.
Choisissez simplement le bon moment. Pas au milieu d'une urgence, mais juste après, ou pendant un temps plus calme.
Ce qui est difficile, et c'est normal
Les premiers stages confrontent à des situations fortes : la douleur, la fin de vie, la détresse de familles, parfois l'agressivité. On rentre le soir la tête pleine. Parlez-en : à votre tuteur, à vos camarades de promo, au formateur référent de l'institut. Les séances d'analyse de pratique sont faites pour ça.
Si une situation vous a vraiment secoué, ne la gardez pas pour vous. Ce n'est pas une faiblesse, c'est une partie du métier qu'on apprend à gérer.
Le bilan de mi-stage et l'évaluation finale
À mi-parcours, un premier bilan permet de faire le point avec votre tuteur. Écoutez les remarques sans vous défendre tout de suite : elles servent à progresser pour la seconde moitié.
L'évaluation finale se fait sur le portfolio, compétence par compétence. Préparez-la en relisant vos objectifs et en notant des exemples précis de ce que vous avez fait. Vous pouvez demander à l'avance quels points l'équipe a remarqués, en bien comme en moins bien.
Après le stage
Prenez vingt minutes pour noter ce que vous avez appris, ce qui vous a plu et ce que vous aimeriez revoir. Ces notes vous serviront au stage suivant, et elles deviendront peut-être le point de départ de votre mémoire de troisième année.
Sources officielles
Article d'information générale, mis à jour en octobre 2026. Il ne remplace pas les consignes de votre institut de formation ni l'avis d'un professionnel de santé.